
De quoi s'agit-il ?
Astuces pour découvrir Twitter
Des exemples
Ils l'utilisent... et vous en parlent
Comment ça marche
Twitter est un outil de réseau social et de "microblogging" qui permet à l'utilisateur d'envoyer gratuitement des messages brefs (140 caractères maximum, soit une ou deux phrases) par internet, par messagerie instantanée ou par téléphone mobile (texto / SMS). Créé en 2006 aux États-Unis, ce site emprunte son nom au terme anglais "(to) twitter" signifiant "gazouiller" ou "gazouillis". Il compte 11,5 millions de membres en juin 2009.
Le principe de Twitter est de relater ce qu'on fait au moment où on le fait grâce à des messages courts. Outre cette concision imposée, la principale différence entre Twitter et un blog traditionnel réside dans le fait que Twitter n'invite pas les lecteurs à commenter les messages postés.
Le but est de partager ses informations avec ses "followers", c'est-à-dire les personnes "abonnées" au fil et qui suivent les "tweets" (messages) qui y sont postés par l'auteur. Un message peut éventuellement donner naissance à des discussions, qui par leur relative instantanéité (par rapport au blog) peuvent durer de quelques minutes à quelques heures. Les messages et leurs commentaires sont archivés sur une page web mais disparaissent définitivement au bout de quelques jours*.
C'est à l'occasion des élections présidentielles américaines de 2008 que de nombreux regards se sont tournés vers Twitter. Les candidats se sont en effet emparés de l'outil pour diversifier les modalités de leur campagne. Le président Obama continue à l'automne 2009 d'alimenter son fil. La crise qui a suivi les élections présidentielles iraniennes, en juin 2009, a pareillement focalisé l'attention du grand public sur l'utilisation de Twitter.

twitter.com/enseignerTV : actualité de l'enseignement du français avec TV5.

twitter.com/laclasse : espace numérique de travail (ENT) des collèges et écoles du Rhône.

twitter.com/mathoscope : les mathématiques au jour le jour sur internet et dans les livres.

twitter.com/epnwallonie : carnet de bord du Centre de Ressources des Espaces Publics Numériques de Wallonie : "Rapport d'étonnement permanent".
Voici d'après le site belge Pedago-TIC les 50 Twitter francophones à suivre pour effectuer une bonne veille pédagogique en matière de technologies de l'information et de la communication.
Francparler a créé son fil Twitter : n'hésitez pas à le suivre !
Professeur de lettres, d'histoire-géographie et d'éducation civique, juridique et sociale en lycée professionnel (France).
Blog : http://frompennylane.blogspace.fr/
Twitter : http://twitter.com/laderniereannee
"J'ai décidé pour cette année scolaire de mener une expérience de micro blogging : TWITTER avec une classe de terminale "Bac professionnel commerce". Dans ce blog, je décris jour après jour la mise en place et l'application de cette expérience. Je précède mes élèves d'un petit mois dans ma connaissance en Twitter.
J'utilise Twitter depuis début 2009, tout d'abord à des fins personnelles. Le projet a démarré grâce à une classe en particulier : ces élèves, que je suis deux ans, sont particulièrement motivés et curieux de tout ce que je leur présente. Nous avons communiqué via Facebook en fin d'année scolaire 2009/2009 et j'ai vu en Twitter un moyen différent et plus conforme à mes attentes pour valoriser le potentiel de cette classe.
La messagerie instantanée et le principe de followers / following me permet de créer un réseau aux exploitations pédagogiques multiples. J'utilise Twitter en classe sur divers travaux : débat entre élèves, agrégat de recherches, prise de note... (je développe toutes ces actions dans mon blog).
Hors classe, je m'en sers pour donner des informations relatives à la classe, des liens supplétifs à mes cours, un soutien à leurs devoirs s'ils le demandent, etc.
"Il s'agit bien là de nouvelles pratiques pédagogiques. Lorsque mes élèves "tweetent" en classe, le cours devient vraiment interactif."
Il s'agit bien là de nouvelles pratiques pédagogiques. Lorsqu'ils "tweetent" en classe, le cours devient vraiment interactif : je fais le lien entre eux, je garde mon rôle d'enseignant, de modérateur. Mais ils prennent les rênes de la réflexion que j'ai lancée. Cela crée une dynamique toute autre qui oblige à "écouter" l'autre et permet surtout aux plus timides de s'exprimer.
Au bout d'un mois d'utilisation, je suis satisfaite de ce qui est déjà mis en œuvre : les élèves ont aussitôt adhéré à l'expérience. Ils utilisent Twitter hors de la classe aussi et y voient un réel intérêt. Mes objectifs premiers sont remplis.
"Quatre élèves sur trente n'ont pas accès à un ordinateur avec connexion internet hors du temps scolaire."
Je n'ai aucun problème particulier avec l'outil. La seule limite que je tente de résoudre c'est que 4 élèves sur 30 n'ont pas accès à un ordinateur avec connexion internet hors du temps scolaire. Cela limite de fait ce qui pourrait être mis en œuvre en dehors de l'école.
Les seuls pré-requis sont de savoir utiliser internet, y compris de façon basique, et d'avoir une adresse mail. C'est le gros atout de Twitter. Je me suis formée en pratiquant Twitter avec un réseau d'amis. C'est en pratiquant Twitter qu'on comprend très vite son fonctionnement. J'ai fait à mes élèves une fiche pratique (consultable sur mon blog) avec les fonctions essentielles. Un accompagnement peut cependant être nécessaire en anglais pour mettre en place le projet si des élèves sont faibles en anglais (c'est un atout pédagogique non négligeable pour les profs d'anglais).
"J'ai formé la documentaliste, les professeurs d'anglais, de mathématiques et d'arts appliqués."
J'ai formé la documentaliste, les profs d'anglais, de maths-sciences et d'arts appliqués de l'équipe pédagogique de cette classe pour que le projet soit transdisciplinaire et pluridisciplinaire.
Cette initiative est encouragée par mon inspecteur. Elle est relayée par certains de mes collègues de la même équipe pédagogique et elle intéresse plusieurs de mes collègues.
J'utilise en classe uniquement l'accès à internet comme support de cours projetés sur vidéoprojecteur (chanson, vidéo, image et autres documents). Les élèves font aussi beaucoup de recherches documentaires."
Professeur de mathématiques dans un lycée d'Orléans (France).
"J’utilise Twitter pour la veille en direct. Je n’y voyais pas trop d’utilité mais maintenant j’aurais bien du mal à m’en passer. J’ai aussi un compte twitter sur lequel j’envoie les actualités mathématiques. Je n’utilise pas ce service avec les élèves.
On pourrait penser que twitter se résume à un fil d’infos entre contacts que l’on a choisis. C’est un peu plus que ça et même beaucoup plus que cela en fait, car Twitter possède un moteur de recherche Twitsearch qui permet de faire des recherches dans ces petits bouts de messages. Si je cherche par exemple “mathématiques”, le moteur de recherche me renvoie tous les twits comprenant le mot “mathématiques” : ICI. Là ça commence à être intéressant même si des twits personnels se mélangent avec des actualités et d’autres plus sérieux." (source)
Professeur à l'université de Lille 3 en Sciences de l'information et du document, Eric Delcroix utilise le service de micro-blogging Twitter dans l'un de ses cours, basé sur des exposés présentés par les élèves. Ce dispositif novateur avait pour fonction de dynamiser les séances et de pallier deux problèmes : qu'en est-il vraiment de l'attention portée par les étudiants lors des prises de parole de leurs camarades et quid de la diversité des réponses à apporter lors des discussions entrainées par les exposés, le seul avis "professionnel" étant celui de l'enseugnant.
L'article développant cette expérience peut être lu sur le site d'Eric Delcroix.
Du côté des étudiants qui ont participé à l'expérience, voir :
- la présentation du projet version Geekette,
- le retour d'expérience de Maureens.
Découvrez enfin cette vidéo tournée par un journaliste de La Voix du Nord venu enquêter sur cette pratique pionnière :
Dans l'article "Twitter ou l'agrégateur humain" publié sur le site Réseau Education-Médias, Emmanuelle Erny-Newton fait des suggestions surprenantes pour une utilisation de Twitter en classe.
Informations provenant pour partie de l'article "TWITTER" de Sophie Cornière (in Bibliothèque(s) n° 45, juillet 2009) à lire en ligne sur le blog de l'Association des bibliothécaires de France.
L’utilisation de Twitter est très simple, il faut commencer par s’inscrire. Une fois son compte validé, il n’y a plus qu’à envoyer des micro-messages et à créer son réseau social. Le principe de départ est de répondre à la question "Que faites-vous ?". Le choix de cette question s’est imposé pour expliquer qu’il ne s’agissait pas véritablement d’un service de conversation, mais plutôt d’un service de partage : on peut partager ses états d’âme mais aussi, et surtout, ses ressources. Le but est donc de trouver les personnes qui "tweetent" dans les domaines qui vous intéressent.
Les personnes qui suivent vos publications sont nommés les "followers". Les personnes dont on suit les publications sont les "followings". Ces termes spécifiques à Twitter et d'autres sont expliqués dans l'article "Le petit twitter illustré".
Pour d'autres usages, consultez ce schéma établi par Conseilsmarketing.fr et cet article d'un consultant web tenant un blog d'actualité sur les nouvelles technologies.
Cette "visite cliquée" de Twitter par Télérama vous invite à découvrir le site et les grandes lignes de son utilisation :
Ce tutoriel vidéo de la "coach internet" québécoise Stéphanie Hétu explique très précisément comment créer et configurer son compte et donne des conseils pour bien démarrer votre activité Twitter.
Pour découvrir à tête reposée le fonctionnement de Twitter, voici à lire, télécharger et/ou imprimer un très bon tutoriel au format PDF rédigé par Marie Ladoux en juillet 2009 (créer son compte, publier un message et un lien, rechercher des contacts et suivre des utilisateurs...).
Cet article d'Olivier Leguay indique d'autres outils utiles.
Bonus
L'étonnante conception d'un "opéra
Twitter" à Londres.
Toujours à Londres, un "aïeul"
de Twitter datant de... 1935 !
"Ne
me tweeeete pas..." Jacques Brel et John Lennon revisités
par un internaute mélomane habitué aux reprises "geek"
de standards de la chanson francophone.
* Source
© Franc-parler.org : un site de
l'Organisation internationale
de la Francophonie